Composé d’un rosaire monumental sicilien de procession et d’un pendentif castillan, ce collier conserve la mémoire d’un bijou d’apparat où se nouent faste, dévotion et représentation sociale.
Dans la culture populaire espagnole des XVIIe et XVIIIe siècles, les bijoux de mariage occupent une place singulière. Portés par les femmes lors des fêtes, ils se distinguent par l’abondance de chaînes et de colsa auxquels ils sont suspendus. Leur profusion n’est jamais anodine : elle reflète la richesse du foyer, tandis que les exemplaires les plus prestigieux, réalisés en argent doré, déploient un vocabulaire d’ornement particulièrement sophistiqué.
Ces parures, souvent accompagnées de symboles chrétiens, relevaient d’un langage à la fois social et symbolique. Les spécialistes ont ainsi avancé qu’elles pouvaient être associées à l’idée de fertilité féminine et de maternité, inscrivant le bijou dans l’horizon du mariage, de la fécondité et de la transmission.
Ce qui relevait de la fête et de la foi rejoint aujourd’hui la peau.
Palermo est un bijou d’Amour.