Rare médaillon à l’antique de la Renaissance allemande, cette broche s’inscrit dans la grande tradition du portrait en médaille, né dans l’Antiquité et réinventé par l’Europe humaniste.
À la Renaissance, ce genre connaît une véritable résurgence, porté par l’émergence d’un nouvel individualisme séculier et par le regain d’intérêt pour les civilisations classiques. En Italie, les premières médailles sont réalisées en bronze, en plomb, en étain, en argent ou en or, selon la technique de la fonte à la cire perdue. En Allemagne, les sculpteurs semblent privilégier les modèles en bois et en pierre.
Dans le vaste empire des Habsbourg, l’art de la médaille devient particulièrement prisé au XVIe siècle. Il se distingue par des portraits d’un vérisme exigeant, mais aussi par la relation étroite entre les artistes et leurs commanditaires. Exécuter une médaille à la gloire d’un mécène devient alors, pour certains sculpteurs, l’occasion d’affirmer leur propre renommée.
Inspirés des camées et des intailles antiques, ils rivalisent de technicité et d’invention, notamment dans les rares portraits en médaillon taillés dans le buis, dont très peu d’exemplaires ont traversé les siècles.
Ce qui relevait du portrait humaniste rejoint aujourd’hui le corps.
Maximilien est un bijou d’Élévation.